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Préface

Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

Préface

Bonjour chères lectrices, chers lecteurs, confères et camarades,

Ce long confinement fut propice à une longue méditation pour finalement accoucher d'un nouveau défi : des études de troisième cycle en psychologie, composante du doctorat, Ph.D. Psy. (profil recherche, concentration études familiales) à l'université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

C'est également avec joie que je vous annonce l'obtention récente (avril 2020) de mon DESS (Diplôme d'Études Supérieures Spécialisées) en étude des pratiques psychosociales à la suite de mon essai : DE LA HONTE À LA DIGNITÉ - De l'enfant intimidé et ostracisé à l'intervenant apprenant aujourd'hui : analyse de mon itinéraire résiliant (vous pouvez en faire la lecture en cliquant sur : Mes Publications et Mes Recherches, à droite de la page, sous l'onglet LIENS).

Mon Blogue, en veille depuis un an déjà, a permis de suffisamment m'introspecter et ainsi rédiger ce travail d'écriture, un récit autobiographique.

De plus, et conjointement à ma pratique en bureau privé auprès d'une clientèle homosexuelle, je suis en fonction au sein d'une Résidence Intermédiaire (RI) en santé mentale à Québec. C'est un établissement qui abrite de nombreuses personnes confrontées à des graves problèmes de santé mentale telles que la dépression majeure, la dépression bipolaire, la psychose, la schizophrénie, les troubles de personnalité, personnalité limite etc. J'interviens comme Psychosociologue - Intervenant en santé mentale, j'y exerce des suivis cliniques. Actuellement étudiant au DESS en santé mondiale à l'UQAT, je suis diplômé en santé mentale, M.A., DESS, je suis aussi titulaire du deuxième cycle interuniversitaire sur le Sens et projet de vie (vous pouvez lire mon parcours académique en cliquant sur : Mon Blogue Professionnel, à droite de la page, sous l'onglet LIENS). Je dispense aussi des consultations (gestion de stress, intervention, soutien) dans le cadre du Programme d'Aide aux Entreprises (PAE).

Parallèlement à mon cheminement aux études supérieures, c’est à la fin de l'automne 2019, peu avant les évènements liés au COVID-19, que nous sommes allez en vacances au Costa Rica. Nous, mon conjoint et moi. Ce dernier est originaire de l'Empire du Milieu. C'est un jeune ingénieur, diplômé des grandes universités chinoises, il est aujourd’hui résident permanent du Canada. Je l'ai connu il y a plusieurs années dans le nord de la Chine, tout proche de la Mongolie et de Vladivostok en Russie. C'était au cours de mon premier voyage en Extrême Orient, j'étais accompagné de l'un de mes meilleurs amis. Ce jeune empereur est mon époux, nous avons convolés en juste de noce à Saipan dans les Îles Mariannes du Nord (USA), dans le Pacifique du Sud, non loin des Philippines et de l'Australie. De la Capitale Nationale, Québec, vingt quatre heures de vols sont nécessaire pour rejoindre cet archipel corallien, en passant par Tokyo, Guam, Séoul et Pékin. Je ne cesserai de vous en parler car il émerveille ma vie au quotidien. Il est de loin, la relation la plus émouvante. Notre rencontre était tellement improbable. Elle est magique et nous confronte à nos deux cultures diamétralement très différentes donnant lieu à des situations cocasses et incongrues ainsi que de nombreux voyages par le vaste monde...

Maintenant, je souhaite vous introduire ce nouveau blogue. Le but de celui ci est de décrire l'essentiel de ma nouvelle démarche au sein des études doctorales sans néanmoins perdre de vue mon mémoire de maîtrise en étude des pratiques psychosociales à l'UQAR (Université du Québec à Rimouski, campus de Rimouski). Alors que mon essai énumère des évènements troubles ainsi que des moments lumineux qui ont nourri ma résilience ; le mémoire de maîtrise tente d'expliquer les différents changements opérés tout au long de mon parcours de vie.

En revanche, dans le cadre du doctorat en psychologie et de la concentration en études familiales, je souhaite vivement aborder les parents de même sexe en contexte d'adoption, l'homoparentalité, les discriminations, et les fragilités en santé mentale et ses causes au sein de la population homosexuelle qui peuvent supposément s'expliquer entre autres, par la difficulté d'accéder à une relation stable (selon Roch Hurtubise, Ph.D., professeur et chercheur à l'Université de Sherbrooke). 

Également, pour ceux et celles qui ont encore un doute... Je ne fais ni un doctorat en génie mécanique, ni un DEP en secrétariat et comptabilité, mais un doctorat en psychologie, ce qui m’autorise, et m’offre le privilège de détenir des habilités et aptitudes certaines, pour évaluer plusieurs attitudes et traits de personnalité chez mes contemporains (à en plaise à certaines, à en déplaise à certains), en comparaison à un actuaire ou un cuisinier assignés à d'autres tâches. Les études doctorales me donne aussi l’opportunité de faire un sincère et profond travail d’introspection !

Aussi, au delà de cette prouesse que de vous partager mes recherches et son processus sur le thème de la fragilité relationnelle et ses déboires, je veux néanmoins renouer avec vous chers érudits ! Et cela, grâce à mes tendresses, mon tendre amour du bout du monde, nos voyages, de nombreux clichés, quelques instantanés,  l'amitié, des musiques du monde, le 7e art, au travers de ballades et escapades, certains articles brûlants de l'actualité, plusieurs sujets concernant la population LGBT et mes billets d'humeur. Je veux vous énumérer des événements bénéfiques et cinglants qui continuent aujourd’hui encore à nourrir ma résilience, et mes préoccupations existentielles qui peuvent pareillement rejoindre votre propre singularité. Cependant, je garde une posture de chercheur. Mes premiers balbutiements seront éclatés, pas toujours concis et prendront toutes les directions. Cela reste des ébauches, des mises en bouche afin de vous affamer dans le but de vous introduire à une nourriture plus consistante, celles des études familiales en elles-mêmes ou plus encore : la thèse de doctorat.

En conclusion, je veux vous parler de relations humaines...

Alors Bienvenue ! Bonne lecture.

Merci.

David.

 

Post scriptum : ce blogue se compose de l'article le plus récent au plus ancien.

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Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

NYC

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Prochain Départ pour Vancouver : été 2021.

Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

Sheraton Vancouver Wall Centre*****
Sheraton Vancouver Wall Centre*****
Sheraton Vancouver Wall Centre*****
Sheraton Vancouver Wall Centre*****
Sheraton Vancouver Wall Centre*****

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Vacciné ! En date du 26 avril 2021 à 11h00

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Moderna

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The sublime beauty of Xinjiang 美丽的中国

Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

Oui oui, je suis aussi chinois par le mariage...

 

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Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

Québec - Emmanuel Coveney Photographe

Québec - Emmanuel Coveney Photographe

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PEF6003-00 Séminaire interdisciplinaire thématique en études familiales III - Volet 3 et fin.

Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

PEF6003-00 Séminaire interdisciplinaire thématique en études familiales III - Volet 3 et fin.

Jean-Pierre Gagnier, psychologue et chercheur était l'invité de ce dernier volet. Plusieurs travaux nous ont été demandés. L'un d'eux s'intitule aux frontières de notre discipline. Il conclura ce deuxième séminaire. Afin d'illustrer mon discours et ma démarche d'introspection auprès de mon auditoire, j'ai choisi de définir la psychosociologie qui pour moi est l'art d'exploiter le meilleur de soi-même. Aussi, j'ai dialoguer avec un texte de Luis-Adolpho Gomez-Gonzalez sur l'autobiographie. Voici donc un bref résumé et quelques passages de cet article :

 

INTRODUCTION

Comment appréhender « les frontières de mon domaine » ? Ayant un parcours académique très éclectique, je peux les aborder par le champ de la gérontologie, de la psychologie ou bien par la santé mentale. Or, c’est avec une perspective de psychosociologue que je souhaite vous présenter ma pratique professionnelle. Vous allez peut-être me dire : pourquoi ce choix ? Tout d’abord, elle dépasse le simple fait d’un cumul de connaissances universitaires. Cette discipline prend ses racines dans la singularité de chacun d’entre-nous. De plus, elle est plutôt inédite, et atypique, par le fait qu’elle s’attarde sur une démarche de recherche à la première personne qui par un sérieux travail d’introspection rigoureux et sans complaisance, permet le renouvellement de sa pratique. J’ai donc décidé de vous résumer trois grandes approches qui composent les pratiques psychosociales :

  1. La praxéologie c'est-à-dire l’explication et la transformation de savoirs pratiques
  2. La phénoménologie c'est-à-dire l’attention portée au phénomène vécu
  3. L’herméneutique c'est-à-dire l’interprétation et la compréhension du sens des expériences
  4.  

QU’EST-CE QUE LA PSYCHOSOCIOLOGIE, LES PRATIQUES PSYCHOSOCIALES ?

L’appellation « pratiques psychosociales »  réfère à la dynamique d’intervention exercée par un acteur auprès des personnes dans le but de produire un changement. J’aime à dire : << que la psychosociologie, c’est l’art d’exploiter le meilleur de soi-même >>.

Maintenant, selon WikipédiA, L’encyclopédie libre « la psychosociologie peut être considérée comme science de l'action et pratique d'intervention (praxis) engagée dans la vie sociale.

Elle constitue un domaine de recherche et de pratiques d'interventions variées. Il s'agit d'un courant transdisciplinaire d'apparition récente qui rassemble des sociologues, des psychologues, des psychanalystes, des pédagogues.

Pour les uns, la psychosociologie est la forme de psychologie sociale qui part de la psychologie de l'individu dans la société, de même que la sociopsychologie part des phénomènes psychologiques proprement collectifs qui vont au-delà des motivations individuelles.

Pour les autres, elle se distingue de la psychologie sociale en ce sens qu'il s'agit d'un mode de traitement de l'individu essentiellement pratique.

Il existe une approche d'intervention psychosociale intéressante. En effet, à l'Université Laval, à Québec, Yvon Pépin a créé cette approche visant à analyser les problèmes en fonction des interactions, de l'insertion, de l'intervention.

La psychosociologie puise ses sources théoriques dans les différents courants des sciences humaines et continue d'ailleurs de subir de multiples influences ».

Aussi, Sylvie Morais[1] s’exprime clairement sur cette démarche qualitative : « En recherche, l’emploi de la première personne est une modalité de production de connaissance centrée sur le récit de la vie du sujet et donc qui établit ses sources de données en « je ». C’est une approche de recherche transversale aux sciences humaines qui prend la forme de récit autobiographique, de correspondance, de journal intime, de journal de recherche, d’histoire de vie, de mémoires ou de récit de pratique. Globalement nous pouvons dire que la recherche à la première personne vise la compréhension de phénomènes vécus qu’elle appréhende par le biais de productions narratives. En revanche, un récit de vie à la première personne n’est pas la description d’un vécu en première personne, la différence est décisive : « je » peut très bien raconter ce dont il se souvient, de faits passés de son histoire, sans que sa prise de parole soit « incarnée » dans une situation personnelle spécifiée (Depraz p. 129). » Tout en maintenant la production de connaissances comme objectif, la description en première personne pose un regard introspectif sur l’expérience humaine. Issue des fondements épistémologiques et méthodologiques d’une phénoménologie Husserlienne et Merleaupontienne, elle s’inscrit dans une orientation renouvelée de la phénoménologie, signifiée en terme de pratique concrète[2] (Depraz, Varela, Vermersch, Petitmengin) ».

En effet, plusieurs outils sont disponibles auprès du psychosociologue pour nous accompagner dans cette démarche d’introspection et de changement : le récit phénoménologique, le récit et l’histoire de vie, l’écriture performative, l’entretien d’explicitation, le kaïros etc.

Donc pour illustrer mon propos, j’ai privilégié un texte, celui de Luis-Adolpho Gomez-Gonzales[3], Approche autobiographique : notes pour une épistémologie de recherche à la première personne.

« Écrire (dans la perspective d’une approche autobiographique) est sans aucun doute s’exposer. C’est courir le risque d’être lu et vu, d’être reconnu, de se donner une certaine consistance face au lecteur. Écrire (son autobiographie) est un premier pas vers un exode hors de soi. C’est une forme d’exil. C’est une façon de reconnaissance de la nécessité de l’autre. C’est le premier pas dans la reconnaissance que je ne suis pas seul. Je n’aurais aucun besoin de me lire. Je peux me lire sans m’écrire. M’écrire ne peut être que l’expression d’un besoin de m’écrire pour quelqu’un d’autre… » (Gomez, 2000).

En effet, l’acte d’écrire sa vie repose sur l’intention d’un besoin, celui d’être reconnu. Néanmoins, au-delà de cette intention, il repose surtout sur la nécessité de rejoindre d’autres singularités. Quant à mon expérience, je peux juste vous la partager. Vous pourriez vous en inspirer ou tout simplement la trouver peu pertinente pour votre vie. Mais vous ne pouvez pas ni la remettre en question ni l'invalider.

 

1. CONSTRUIRE UN AXE : L’INTELLIGENCE PRATIQUE A SA PLACE, LE SENS DE L’IMPLICATION. (ou l’intentionnalité)

« L’axe intègre, il favorise la restitution des divers éléments de mon expérience vécue et de ma propre culture de passage dans une dynamique interprétative qui se dit au présent. L’axe les articule autour d’une intentionnalité d’actualisation auto-transformatrice qui me permet de revisiter mes manières de penser, de me représenter, d’entrer en relation avec mes milieux culturels actuels : travailler par l’axe l’agencement des mots du récit pour faire du sens à l’intérieur des sens actualisés dans les contextes socio-culturels de mes présents. C’est ainsi que l’intentionnalité permet de donner au travail autobiographique une direction. »

 

L’auteur souligne l’importance de faire du sens, pierre angulaire de toutes pratiques ! Ce concept est d’autant plus actuel au sein de l’intervention auprès des familles, je l’ai exprimé dans ma carte conceptuelle et il rejoint de nombreux intervenants de différentes disciplines. Dans ce premier point, Luis Gomez parle d’une intentionnalité qui dès l’ébauche d’un récit de vie, donne une direction, un fil rouge qui tout au long de cette histoire, la nôtre, permettra d’instaurer une perspective réflexive sur ses propres pratiques.

 

2. RELEVER LE DÉFI DE LA RADICALITÉ : J’INCARNE MON PRÉSENT

« Tout au long de mon existence j’ai habité plusieurs cultures, plusieurs espaces, plusieurs contextes. Je m’abreuve, je me nourris de chacun de ces contextes. Ma vie EST dans chacun de ces moments. À chaque nouvelle rencontre que je fais dans le monde de vie je rencontre nécessairement l’autre, et les temps, et les lieux de mon vécu. Ils sont là dans ma manière de me tenir devant la nouvelle rencontre qui va m’altérer à son tour par sa présence, par son contact. Le récit autobiographique, je le découvre ainsi comme lieu de rencontre des espaces temps qui se tiennent aux frontières de l’advenir » (Bois, 2001).

 

« Cette capacité du mot d’être à l’écoute se manifeste dans le texte comme un effacement du mot devant l’évènement pour qu’il devienne avènement. Les mots ont ainsi un temps pour se taire et un temps pour se dire. Le mot a la capacité de porter, dans sa forme, le poids du fait, de l’avènement et de l’évènement. Il est mis à nu, muet, silencieux, respectueux. Le mot permet ainsi de manifester le tiers inclus dans ce silence, présent dans l’interligne. L’irruption de l’autre dans l’écrit est comme l’intrus qui a tous les droits d’être là et d’exiger du mot les vertus d’un silence signifiant. Pour que l’autre puisse s’exprimer. Le récit est capable de rapporter l’avènement et d’écouter parler les autres. »

Je reprendrai les paroles de Jean-Pierre Gagnier[4] et qui appuient le propos de l’auteur. Nous nous sommes créé au contact des autres, de nos rencontres, nos rencontres éducationnelles, culturelles, professionnelles etc. Luis nous exhorte de laisser une place à l’autre, d’être attentif, la parole de l’autre peut-être signifiante et pertinente.

 

3. ADOPTER LES QUALITÉS DE L’ALCHIMIE DU MÉTISSAGE : JE DEVIENS…

« Le récit autobiographique est la mise-en-évidence de ce dialogue permanent que nous avons avec l’autre et de comment ce dialogue me transforme, m’altère, me déconstruit et me construit. Alors, au lieu de fermer les yeux devant les questionnements provenant des discours de l’autre, il s’agit de laisser pénétrer cette interpellation à l’intérieur des valeurs et des croyances dont je me considérais le seul auteur et porteur. »

L’auteur nous encourage à ne pas hésiter de remettre en question nos a priori, nos préjugés, nos idées préconçues. Au travers de ses lignes, il revalorise le questionnement, le doute, l’écoute, l’élan vers les autres et la différence. L’approche autobiographie est non seulement une rencontre avec soi, elle est surtout une rencontre avec les autres, ces autres qui nous ont construis !

CONCLUSION

Je relève plusieurs forces à ce champ de discipline novateur. À la différence de nombreuses professions aidantes à connotation « psy » et parfois « de cordonnier mal chaussé », la psychosociologie a non seulement un regard sur la réalité en souffrance de son client ou son patient, mais aussi, un regard sur son propre parcours de vie, de l’entièreté de son histoire, pertinente, un regard sans complaisance sur ses faiblesses, ses blessures du passé qui conscientisées par les différentes outils énumérés permet le renouvellement de sa pratique et de se projeter dans un avenir moins incertain et réparateur.

Maintenant,  quelles sont les applications qui peuvent être mise en œuvre au sein de l’intervention auprès des familles  ou de quelle manière mon champ de compétences en psychosociologie impacte ma pratique auprès des patients et leur famille ?

Afin de répondre à cette question, je dois prendre en considération l’évolution de ma lecture et de mon rapport à ma trajectoire personnelle et sociale, mon cheminement d’étudiant-chercheur et professionnel aussi.

Cet article relève avec beaucoup de justesse nos incertitudes, notre humanité et notre sensibilité, nos acquis en mouvance, nos doutes, notre « incomplétude ». Néanmoins, sa force est notre rapport renouvelé au monde et auprès des patients, des familles comme le décrit si bien l’auteur :

« La découverte de l’approche autobiographique m’a ouvert les portes d’un autre monde : celui des rapports aux autres et au monde par la médiation d’un rapport à soi qui se dit et se manifeste dans le discours textuel, en se nourrissant du contextuel. »

C'est la fin de l'année scolaire 2020-2021, toujours à l'ère de la pandémie. Mon prochain article sera probablement l'acceptation dans les prochaines semaines de mon projet doctoral. Elle officialisera ma posture de doctorant en psychologie, celle que j'incarnerai pour les prochaines années. Je veux être utile et me penser différemment...

 

BIBLIOGRAPHIE

DEPRAZ N., VARELA F.J. et VERMERSCH P. (2000). La réduction à l’épreuve de

l’expérience. Études phénoménologiques, 15, 165-184.

GOMEZ, L. (2013). Approche autobiographique : notes pour une épistémologie de recherche à la première personne. Présences, revue d’étude des pratiques psychosociales Vol. 5

GOMEZ, L. (2000). Une démarche autobiographique dans la quête de l’identité d’éducateur. Mémoire de maîtrise. Rimouski : Département des sciences de l’éducation. Université du Québec à Rimouski.

MORAIS, Sylvie. Faire de la recherche et de la recherche-création en première personne.

https://uqac.academia.edu/moraissylvie

PETITMENGIN, C. (2001). L’expérience intuitive, Préface de Franscisco Varela. Paris :

L’harmattan.

 


[1] Morais, S. Faire de la recherche et de la recherche-création en première personne.   

https://uqac.academia.edu/moraissylvie

[2]Depraz N., Varela F.J. et Vermersch P. (2000). La réduction à l’épreuve de l’expérience. Études

phénoménologiques, 15, 165-184.

Petitmengin, C. (2001) L’expérience intuitive, Préface de Franscisco Varela. Paris : L’Harmattan.

[3] Luis-Adolpho Gomez-Gonzales est professeur au Département de psychosociologie et travail social de l’UQAR. Il est titulaire d’un doctorat en éducation, il est aussi président du Réseau québécois pour la pratique des histoires de vie.

[4] Jean-Pierre Gagné est psychologue, professeur au Département de psychologie et chercheur retraité au Centre d’études interdisciplinaire de développement de l’enfant et la famille (CEIDEF).

 

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Je peux vous enseigner...

Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

Je peux vous enseigner des concepts, vous aider à développer des compétences précises, vous accompagner dans le changement, je peux enseigner la pensée critique, l'analyse sociale, la psychologie, je peux vous montrer les sources bibliographiques.

Vous devriez toujours remettre en questions tous ces enseignements, les améliorer, les compléter, les mettre de côté. Quant à mon expérience, je peux juste vous la partager. Vous pourriez vous en inspirer ou tout simplement la trouver peu pertinente pour votre vie. Mais vous ne pouvez pas ni la remettre en question ni l'invalider.

(Je m'inspire et relève ici les propos d'un professeur que j'ai en haute estime, Luis Gomez. Il est professeur au Département de psychosociologie et travail social de l'UQAR. Il est titulaire d'un doctorat en éducation, c'est aussi le président du Réseau québécois pour la pratique des histoires de vie. Il est originaire du Nicaragua, alors que la guérilla et la guerre civile sévissait). 

 

Je vous propose maintenant une entrevue, celle de Serge Bouchard, anthropologue, écrivain et animateur de radio. Diplômé de l'Université McGill et l'Université Laval, il possède une maîtrise et un doctorat en anthropologie. Dans cet entretien, il nous exhorte à rédiger notre histoire de vie. Cet outil est souvent encouragé au travers de mes articles car il a de nombreux bénéfices... Il fera l'objet prochainement d'un article scientifique qui prend forme et que l'on verra paraître dans les tous prochains mois dans la Revue PRÉSENCES : Pacifier son histoire grâce au récit autobiographique

Ce chercheur nous  << invite à la naïveté , à faire le récit de notre propre vie, cela vaut pour tout le monde, tout est intéressant (...). Dans ma vie, j'ai rencontré tellement de gens, tellement de monde, chaque personne m'a enrichit, m'a emmener une histoire. >>

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Qu'est-ce qu'un projet doctoral ?

Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

Qu'est-ce qu'un projet doctoral ?

Avant d'élaborer sur qu'est-ce qu'un projet doctoral et ses pertinences, je veux vous soumettre ses conditions d'admission. Tout d'abord, il faut faire une nuance entre le système universitaire nord-américain : Baccalauréat, Maîtrise, Doctorat (Ph.D. ou Philosophiae doctor) et européen : Licence-Maîtrise-Doctorat (LMD). ils sont accessibles grâce à un master 2, de type recherche. Alors qu'au Canada, au Québec, il y a deux catégories de doctorat :

  • Les doctorats professionnels de premier cycle : doctorat en médecine (M.D.), doctorat en pharmacie (Pharm. D.), doctorat en chiropractie (D.C.), doctorat en optométrie (O.D.), doctorat en psychologie (D.Ps.) etc.

Auparavant, un baccalauréat de 90 ou 120 crédits était souvent suffisant pour obtenir ces titres professionnels et ainsi accéder à son Ordre respectif. Jadis, une maîtrise était exigée afin d'être psychologue. Dans l'Hexagone, pour être médecin, les étudiants en médecine doivent soutenir une thèse de doctorat de troisième cycle, alors qu'au Québec, le cursus médical se résume essentiellement au premier cycle et n'inclus aucune rédaction et soutenance de thèse.

Dans la Belle Province, il n'y a pas vraiment d'écoles d'élites ou considérées comme telles (HEC, ENA(P), écoles de commerce etc.). Aussi, l'élitisme se fait par le système de notation, la moyenne cumulative ou la cote R (cote de rendement au collégial), et le contingentement. C'est à dire que chaque année, seul un petit nombre (plus ou moins élevé selon les besoins) de nouveaux élèves sont admis dans le programme concerné. Les cursus contingentés sont principalement la médecine, la pharmacie, la physiothérapie, la psychologie, le génie. Il y a bien évidement des pré-requis afin de rentrer dans tous ces programmes aux places limitées, et pire encore en ce qui concerne les études supérieures qui au Québec sont la maîtrise ou le DESS et le programme court de deuxième cycle et :

  • Le doctorat (Ph.D. ou programme court de troisième cycle et le doctorat professionnel de 3e cycle). Il est à noter que les doctorats professionnels de troisième cycle sont très rares au Québec, un seul et unique semble être répertorié : le doctorat professionnel de 3e cycle en éducation. Il nécessite aucun travail de rédaction (thèse).

Afin de candidater au Doctorat (Ph.D.), la voie royale est de détenir une maîtrise avec mémoire (de type recherche), de posséder une excellente moyenne cumulative, le plus souvent au delà de 4/4.3 (16.5/20) afin d'être pris en considération dans des programmes contingentés, à titre d'exemple : le doctorat en psychologie (Ph.D.), seuls 8 candidats par année sont admis à l'UQTR ! Il faut avoir déjà publié ou être en voie de publier un article dans une revue scientifique, avoir déjà fait une communication dans un colloque, avoir participé à des symposiums, congrès, lire et avoir une bonne compréhension de l'anglais (un examen peut-être exigé), détenir une expérience pertinente, une solide expérience en relation d'aide en lien avec le programme postulé (psychologie, travail social, orientation), avoir satisfait à l' entretien du comité d'admission car les candidats devront se soumettre à une procédure de sélection. Avoir un sujet de recherche pertinent et qui apporte une réelle contribution à l'avancement des connaissances, ainsi qu'un directeur (ou mieux encore : une codirection) de recherche qui s'engage à vous dirigez et pour finir, 3 lettres de recommandation émises par des professeurs-es d'université(s) inventoriant vos habilités intellectuelles, vos compétences de recherche (susceptibles d'avoir été développées au cours de stages), votre art oratoire et l'aptitude de mener à bien et à terme vos projets académiques et de surcroit, professionnels, votre bilan et votre CV bien sûr ! Néanmoins, certains candidats avec un dossier exceptionnel et d'une qualité remarquable peuvent être admis sans remplir toutes ces conditions. De plus, dans de très rares cas, un bachelier peut prétendre à un doctorat sans détenir une maîtrise. C'est exceptionnel mais cela existe. On peut aussi se voir imposer une propédeutique dans le cas de cours obligatoires et essentiels manquants.

Maintenant, après avoir recenser les critères d'admission, comment élaborer un projet doctoral ? Tout d'abord, comment sera structuré le plan de ce projet :

(1) Études actuelles

(2) Études antécédentes

(3) Domaine de concentration et sujet

(4) Sujet de recherche

(5) Méthodologie

(6) Contribution du projet à l'avancement des connaissances

(7) Intérêts pour le domaine de recherche

(8) Bibliographie

 

La prochaine étape sera un article qui décrit le contenu du plan.

À suivre...

 

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Publié le par David 大卫 Li-Orlowski

Tadoussac, Québec, Canada.

Tadoussac, Québec, Canada.

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