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Épilogue

Publié le par David

Je repars transporté de ce XXIIe Symposium. Tous ces témoignages qui relatent différents traumas, le génocide au Rwanda par Lisa Ndejuru, Doctorante à l'Université Concordia, Les catastrophes climatiques & politiques de Haĩti par Stéphane Martelly, Docteure en Littérature de langue française à l'Université de Montréal. Elles insuflent le récit de vie auprès de membres de population décimée. Jeanne-Marie Rugira, Rwandaise, Docteure en Sciences de l'éducation et professeure au Département de psychosociologie et Travail social à l'Université du Québec à Rimouski. Elle rédigeait sa thèse au Québec alors que les massacres se déclaraient au Rwanda et au sein de sa famille. Vitor Pordeus, Médecin, immunologue, psychiatre transculturel, acteur et éducateur populaire (théâtre de rue). Il a traversé une grave dépression à la fin de ses études médicales à Rio de Janeiro au Brésil. Il est actuellement chercheur à l'Université Mc Gill à Montréal. David Goudreault en proie à la délinquance et différentes dépendances alors qu'il était adolescent, en décrochage scolaire, il est aujourd'hui travailleur social et surtout slameur, poète et écrivain. Il initie le slam chez les jeunes dans les écoles, au sein des gangs de rues et en milieu carcéral.

Je suis rempli de gratitude et d'espoir par tous ces exemples de résilience, ils-elles ont exorcisé leurs maux par les mots. Le pouvoir des mots... L'écriture pour se réapproprier son histoire, l'enchevêtrement des lettres pour exprimer une douleur inavouable. 

C'est une ambiance exaltée, survoltée qui régnait pendant ces 2 jours et demi au Centre Saint-Pierre. On pouvait palper une étroite solidarité qui nous unissait, à la fois des étudiants-es du programme de 2e cycle Sens et projet de vie à l'UQAR, UQTR, TÉLUQ Québec & Montréal les étudiants-es de l'UQAR à la Maîtrise en étude des pratiques psychosociales et plusieurs universitaires Docteurs-es en psychologie, psychosociologues, intervenants psychosociaux, travailleur social, anthropologue etc. Nous avons dansé et chanté sous le tambour de Vitor Pordeus et ses comparses, nous avons partagé certains rites où nous avons fait de l'écoute active, on a là encore dansé pour s'offrir une étreinte de remerciements, nous nous sommes tenus la main dans un lien fort où nous sommes tous aspirés à l'égalité humaine sans préjugés.

Construire des communautés d'apprentissage où l'on revalorise le savoir expérientiel, où la présomption de l'égalité des intelligences est un pré-requis, où le passé n'est ni un gage du présent ni du futur, où certains paradigmes diffèrent pour un meilleur vivre ensemble, où la création peut-être une sérieuses alternative à considérer au sein de l'intervention; voilà le fil conducteur de tous-tes ces conférenciers-ères.

Lors de ces quelques jours, j'y ai retrouvé mes professeur-es de l'Université du Québec à Trois-Rivières, mes amies et camarades. Nous avons conclu ce symposium dans un petit restaurant sur la rue Ontario où nous avons déguster un excellent fish & chips avec mes amies Johanne, Diane-Andrée, Marguerite. Plusieurs amies et fille de mes camarades étaient aussi présentes. Quel bonheur de vous avoir rencontré !

Je suis aussi très reconnaissant, j'ai très hâte de me retrouver dans les rangs de la cohorte de la maîtrise en étude des pratiques psychosociales à Rimouski, d'être aux cotés de Jeanne-Marie Rugira, de Jean-Philipe Gaultier & Co.. J'ai hâte d'être cet étudiant chercheur où l'objet de recherche sera nul autre que moi.

Je termine par ces deux citations relatées lors de ce symposium.

'' Être bon dedans et devenir un don dehors ''

'' À quoi te sert d'être brillant si t'éclaire personne ''

 

La révolution se poursuit...

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