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PEF6001 Séminaire interdisciplinaire thématique en études familiales I

Publié le par David 大卫 Li

 PEF6001	Séminaire interdisciplinaire thématique en études familiales I

C'est une rentrée appréhendée, au caractère un peu amer, car elle se déroule dans un contexte bien particulier, celui du COVID-19. En ces temps de pandémie, les cours sont donc dispensés à distance, oui même aux études doctorales...

Nous sommes le vendredi 4 septembre 2020, Il est 8h30, devant mon ordinateur portable, je suis fin prêt.

On peut s'interroger sur les motivations à intégrer un tel programme avec ce thème récurrent : les fragilités relationnelles au sein de la population homosexuelle.  En effet, je pouvais aborder ce sujet au sein de plusieurs cursus de troisième cycle : le doctorat recherche en sciences de la santé (concentration santé mentale) à l'Université de Sherbrooke ou le doctorat interdisciplinaire en santé et société à l'UQAM ou bien le doctorat en études québécoises à l'UQTR. Mais c'est en psychologie (concentration études familiales) que je souhaite approfondir cette problématique. Il y a plusieurs raisons à cela : la proximité du campus de Trois-Rivières (UQTR),  la spécificité des études familiales (unique au Québec) dans le cadre du doctorat recherche en psychologie et le fait d'élaborer ma démarche avec la perspective des disciplines que sont la psychologie et la santé mentale. Je convoitais depuis déjà bien longtemps un diplôme de troisième cycle (programme court et Ph.D.) en psychologie qui m'apporterait indéniablement une plus grande expertise, davantage de crédibilité, un bel accomplissement. Maintenant, il reste à clarifier ma question de recherche, elle doit être concise, éviter plusieurs biais, elle doit s'inscrire obligatoirement dans les champs de la psychologie et des études familiales. Et ces questionnements sur l'accès à la relation stable qui me turlupinent (sourires - Gaétan) et jalonnent mon existence. Néanmoins, cette problématique sera soulevée dans le cadre d'une recherche qualitative où le devis méthodologique est un groupe témoin et non pas une recherche à la première personne comme se caractérise les études en psychosociologie.

C'est Patricia Germain, Ph.D. qui dispensera ce séminaire pendant toute la durée de la session d'automne 2020.  Patricia Germain est professeure au Département de sciences infirmières de l'UQTR depuis décembre 2006. Elle a œuvré comme infirmière pédiatrique pendant une dizaine d'années à l'Hôpital Ste-Justine, et elle a également participé à des missions humanitaires dans des orphelinats en Chine, au Vietnam et à Haïti. 

 

Nous sommes au nombre de six doctorants en psychologie, deux hommes et quatre femmes. L'une des élèves vient de Colombie alors qu' une autre d'Haïti. Je constate rapidement la pluridisciplinarité du groupe, un groupe enjoué, engagé dans un processus ! Plusieurs professions s'entremêlent, travailleuse sociale, psychologue, psychosociologue et technicien en loisirs. Nous sommes tous titulaire d'une maîtrise et plus...

Ouf ! Dès les premiers mots prévenants de Patricia, l'ambiance se détend... La primauté de ce cours repose bien sur la bienveillance, le respect, la simplicité (et non simpliste ou scientiste), nos histoires personnelles, une communauté co-apprenante, l'expérience et celle des familles, reconnues et pertinentes. Des concepts qui font tout de suite écho car ils me sont si chers et sont la continuité de mes études en psychosociologie, champ disciplinaire qui repose sur les mêmes vertus.

Plusieurs questions m'assaillent : en quoi puis-je m'immiscer dans des études familiales ? En quoi mon sujet est pertinent et cadre au sein de cette concentration ? Je suis très vite rassuré par Patricia et mes camarades et cela dès lors que le cours débute et y aborde plusieurs volets, dimensions, questionnements de chacun.

Alors en quoi la famille détermine notre devenir, notre être et notre vie au quotidien ? Jusqu'à quelle point, la fratrie est responsable de ce que nous sommes aujourd'hui dans notre état d'être et de son expression ? Qu'est-ce qui délimite une bonne famille d'une mauvaise ? D'une bonne éducation à une éducation délinquante ? Pourtant, comme le mentionne mon camarade, on peut-être issu d'une même famille et être très différent de son frère ou de sa sœur... On peut avoir évolué dans une famille chaotique et être à l'âge adulte très épanoui, équilibré, parent d'une famille heureuse nageant en plein bonheur. Comme le mentionne notre professeure, nous avons tous des professions aidantes où l'on nous a rabâché  tout au long de nos cursus académiques l'importance de la famille et de notre enfance qui le plus souvent étaient coupables de nos maux actuels et dysfonctionnements, '' c'est la faute de... ". Mais qu'en est-il vraiment ? N'a-t-on plus aucun pouvoir sur nos existences ? La famille et les études familiales sont bien plus complexes, elles ne se résument pas à un seul et unique angle de vue, ni à une discipline en particulier mais sollicitent une perspective assurément multidisciplinaire pour essayer de comprendre qu'est-ce que la famille qui a été bien trop souvent surinvestie d'un bien grand pouvoir (péjorativement malsain) sur notre destinée. Aussi, pour comprendre une telle entité et l'aborder en recherche, il ne faut surtout pas omettre nos a priori sur ce qu'est une famille, ce qu'elle représente pour nous, ce qui détermine une bonne famille d'une mauvaise etc. Le mois prochain, nous nous efforcerons donc de définir qu'est-ce qu'une vraie famille...

'' Ne jamais considérer la famille comme un objet concret qui existe en lui-même, tout seul, mais à l'envisager comme un phénomène sociohistorique pensé et construit et, par conséquent, continuellement contestable et contesté ". LACHARITÉ, C. et GAGNIER, J-P. (2010).